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Il y a trois centres d’achat à Chiang Mai : le Airport Plaza est le plus gros, Le carrefour et le Huay Kaew. La plupart des filles n’ont jamais un pied dans un centre d’achats. Une des filles qui a eu cette chance lance un jour l’idée qu’on puisse sortir et aller souper dans un de ces endroits le Carrefour. Notre fille du Laos, Naphae, qui a passé les trois quarts de sa vie dans la forêt répond :
-Le Carrefour…ou est située cette montagne?
Il faut savoir qu’une fois elle s’est retrouvée à vendre des produits de la Maison Wild Flower dans un centre sportif. Elle s’est rendue aux toilettes mais était incapable d’en sortir parce qu’il y avait trop de miroirs et elle ne savait plus qu’elle était la vraie porte jusqu’à ce qu’un autre dame entre. Elle lui a fait un grand sourire, et l’a remerciée en lui disant qu’elle ne trouvait plus la porte.
Toujours avec notre Laotienne nous sommes allées au Airport Plaza pour vendre des produits de la maison. Aux toilettes, elle essayait de tourner en vain le robinet jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’il suffisait de passer ses mains sous la champelure pour que l’eau se mette à couler.
Elle s’est montrée surprise quand Panong a mis 10 baht dans une machine à balles pour son fils. La balle est tombée est Napahe a demandé : ou est passé le 10 baht? On a ri un bon coup.
Une autre de nos filles que j’ai amené à cet endroit a par la suite raconté aux autres qu’il y avait des escaliers qui montaient tout seul.
Comme Naphae et Panong avaient travaillé fort depuis un bout de temps, je leur avais dit qu’au Airport Plaza ce serait comme un privilège, qu’on prendrait notre temps comme elles étaient curieuses de connaître cet endroit et qu’elles pourraient choisir le repas qu’elles voudraient. Arpentant les vitrines du 4e étage ou l’on trouve les restaurants rien ne semblait les satisfaire. Panong me dit en regardant un menu de nouilles japonaises : naa klua (épeurant). On a donc fini dans le food court ou elles ont choisi des mets thai à prix minime et elles me disaient combien elles n’aimaient pas cet endroit finalement : « Il n’y a rien d’attrayant ici, les gens ne font que marcher et ils n’ont pas l’air d’avoir du plaisir » « Il n’y a pas d’air pour respirer, comment ils font pour rester longtemps ici ».
On était bien contente de rentrer au bercail toutes les trois.
Je n’avais jamais remarqué mais ces filles des montagnes sont plus courtes sur pattes que les Thaïes à grand jambes que j’ai croisées ce soir là…..
Andrée:)
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