Pendant mon deux semaines de discernement, j’ai eu la chance de rencontrer des gens intéressants qui peuvent parfois avoir l’air des anges sur la route. Quand j’étais à Chiang Mai, nous nous sommes rendus avec Elizabeth, la directrice de Wildflower Home pour rencontrer l’évêque. Susan, une missionnaire laïque Canadienne (Scarborough), Olga, missionnaire laïque Philipina (PCLM) et Billy missionnaire laïque Américain pour les Maryknolls, tout comme Elizabeth, se sont joints à nous. Le but était de faire connaître à l’évêque la présence laïque et comment avoir son appui dans leur projet respectif. Billy et sa femme Kathleen sont en Thaïlande depuis 15 ans. Ils ont deux filles qui ont grandi ici. Elles ont le corps d’occidental mais le cœur oriental, dit-on. Billy s’est mis à nous raconter l’histoire de Baan Phonsawan. Baan Phonsawan signifie maison des talents ou encore mieux maison du résultat du ciel (phon=résultat ou effet et sawaan =ciel dans le sens paradis). Mon amie Erica qui a été ma formatrice au CIFM y a été impliquée 4 ans. Kathleen et Billy étaient impliqués auprès des tribus des montagnes qui ici n’ont aucun droit et ne sont pas reconnus comme citoyens Thaïs, donc par conséquent ne peuvent pas avoir un vrai travail, ce qui les maintient dans la pauvreté. Comme ils sont pauvres, ils n’ont pas l’argent nécessaire pour aller étudier très longtemps (rarement au-delà de la 6e année du primaire). Il y a plus ou moins 15 ans, Kathleen et Billy était à ramasser de l’argent afin de créer une fondation qui aiderait ces enfants des tribus à avoir accès à l’éducation.En Chine, pendant ce temps là, il y avait un petit garçon de 7 ans atteint du cancer. Il ne lui en restait pas long à vivre. Il était inscrit à la fondation : « Make a wish » qui permet aux enfants en phase terminal de réaliser un dernier vœu. Ce petit garçon avait été accepté par la fondation et était sur le point de partir pour le Japon pour vivre l’expérience Walt Disney. Il a vu un reportage à la télé qui parlait des enfants des tribus des montagnes en Thaïlande qui n’avait pas accès à l’éducation. Il s’est mis à réfléchir et s’est trouvé privilégié de toujours avoir pu étudier bien que côté santé il ait été plutôt malchanceux. Bref, il a pris sa bourse de 10 000$ et son vœu est devenu celui d’aider d’autres enfants comme lui. Qui dit mieux?
Par d’autres levées de fonds, Kathleen et Billy ont amassé un autre 15 000$ et ont pu fonder Baan Phonsawan. Aujourd’hui la maison est dirigée par des sœurs. Billy et Kathleen repartiront aux US l’an prochain parce que leur groupe missionnaire (Maryknolls Lays Missioners)qui a été trop affecté par la crise économique a choisi de ne maintenir qu’un pays de mission dans le Sud Est asiatique soit le Cambodge. Ou seront-ils appelés à servir? Missionnaire un jour, missionnaire toujours!
Ou est mon appel?
J’ai finalement choisi de m’impliquer à la Maison Wild Flower à Chiang Mai auprès des mères célibataires. Elles vont y passer environ 6 mois à 1 an pour projet ou elles développent des habiletés au travail(jardinage, couture, ordi,artisanat,etc) et aussi une estime personnelle. Elles parlent presque toutes thaï malgré leur différence provenance : tribus des montagnes, réfugiées Birmanes ou Laotienne, et Thaïes. L’assistante directrice est Thaïe et m’aidera en ce qui concerne les liens avec les organismes gouvernementaux. Je serai en charge du counseling individuel et de groupe. La maison est situé en pleine nature à 12 km de Chiang Mai et pleinement écologique. J’y vivrai la semaine et la fin de semaine ou certains soirs je retournerai en « ville » (2000 habitants) pour continuer mes études de thaï ou faire des activités telle que l’escalade…(eh oui j’ai enfin trouvé deux centres d’escalade) et des possibilités hors de la ville pour activités-nature. Il y a plusieurs communautés religieuses impliquées à Chiang Mai et principalement avec les tribus des montagnes. Possiblement parce que ce sont les sans-droits tout comme les réfugiés le sont. Toutefois à part l’autre projet à Pakkret avec les enfants des slums que je zieutais et quelques autres avec des personnes impliqués avec les handicapés Thaïs, il semble difficile d’entrer dans le cœur profond d’un Thaï malgré l’apparence toujours amicale et joviale. On dit qu’il est difficile d’avoir un véritable ami Thaï et ce même après 10 ou 20 ans. Il semble que les premiers missionnaires débarqués il y a plus de 350 ans ont fini en steak haché (après vérfication il semblent que ce soient les gentils Birmans qui ont faits le coup et pas les gentils et pacifiques Thais). Pourtant François Xavier, patron des missions, avait intuitionné le Royaume du Siam comme une de ses prochaines missions. Il est malheureusement décédé avant. Alors comme vous voyez il me reste des tonnes de choses à découvrir et c’est exactement pour ça que je vais là bas.
Si ça vous dit de faire comme ce petit garçon pour Noel, juste à cliquer sur le lien à votre droite pour Wild Flower Home et vous pouvez faire un don en ligne. Gros merci!
Bon temps des fêtes...j'avoue que le ragoût de boulettes et les tourtières commencent à me manquer!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire